La DRH a présenté ses premiers résultats… plusieurs points appellent à la vigilance.
Le 12 juin 2026 s’est tenu le deuxième Comité de Suivi (COSUI) consacré à l’expérimentation du nouveau dispositif ministériel de mobilité.
Cette réunion a permis d’examiner les premiers résultats du dispositif mis en place depuis février 2026. Si l’administration met en avant une dynamique importante de publications de postes, plusieurs indicateurs montrent des difficultés persistantes et soulèvent des questions importantes sur l’équité des mobilités.
Une forte augmentation du nombre de postes publiés
Depuis le lancement de l’expérimentation le 3 février 2026, le ministère a publié : 2 552 offres d’emploi en 5 mois contre 2 203 offres en 2025 sur la même période.
Évolution par catégorie :
Catégorie Evolution
A +0,5 %
B +18 %
C +52 %
La DRH présente ces chiffres comme un signe positif de montée en charge du nouveau dispositif.
Un problème persistant : de nombreux postes restent vacants
Derrière cette augmentation quantitative, un indicateur reste particulièrement préoccupant :
Plusieurs centaines de postes publiés n’ont reçu aucune candidature.
Les difficultés concernent particulièrement :
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les postes de catégorie B
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certains postes de catégorie C
-
les postes dits “à enjeux”
Cette situation confirme les difficultés d’attractivité déjà connues dans plusieurs services et territoires.
Des taux de recrutement très inégaux
Les premiers résultats montrent des écarts importants selon les catégories.
Février 2026
-
A enjeux → 76 %
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A hors enjeux → 53 %
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B → 29 %
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C → 3 %
Mars 2026
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A enjeux → 72 %
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A hors enjeux → 58 %
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B → 47 %
-
C → 1 %
Notre analyse
Les catégories B et C continuent d’être particulièrement en difficulté, ce qui interroge directement l’efficacité réelle du dispositif.
Durées minimales et maximales : le ministère maintient son dispositif
La DRH a rappelé le cadre réglementaire issu de l’arrêté du 6 janvier 2023.
Durée minimale
3 ans minimum pour 18 types de postes spécialisés.
Objectif affiché :
-
limiter les départs anticipés
-
sécuriser les formations longues
-
réduire la vacance de certains postes
Durée maximale
8 ans maximum pour certains postes :
-
postes à enjeux
-
fonctions d’encadrement
Premiers chiffres
Depuis 2023 :
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1 414 postes concernés
-
80 % des agents occupent encore leur poste
Pour la durée maximale, aucun bilan réel n’est encore possible.
Priorités légales : des refus qui interrogent
Le COSUI a présenté les statistiques concernant les agents bénéficiant d’une priorité légale.
En 2026 :
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119 candidatures avec priorité légale
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65 avis favorables
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36 avis défavorables
Le principal motif invoqué par l’administration : 86 % des refus = “inadéquation profil / poste”
Ce chiffre pose une question importante :
Quels sont réellement les critères retenus pour évaluer ces candidatures ?
La transparence doit être totale sur ce sujet.
Des changements sont déjà envisagés
La DRH travaille déjà sur plusieurs évolutions possibles :
- Extension des priorités aux agents du programme 217 et établissements publics
- Création d’une priorité subsidiaire pour les agents promus de catégorie B vers A
- Accompagnement spécifique des agents arrivant en fin de durée maximale sur leur poste
Ces sujets seront intégrés aux futures Lignes Directrices de Gestion Mobilité (LDG).
L’UNSA restera vigilante tout au long de cette expérimentation qui modifie profondément les règles de mobilité au sein du ministère.
Plusieurs points doivent continuer à faire l’objet d’un suivi attentif :
-Difficultés persistantes de recrutement
- Nombre important de postes vacants
- Refus fréquents des priorités légales
- Manque de transparence sur certains refus
- Nécessité d’un accompagnement renforcé des agents
L’UNSA restera pleinement mobilisé et nous continuerons :
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à suivre l’évolution du dispositif
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à intervenir sur les situations individuelles
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à défendre les droits des agents
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à exiger des règles transparentes et équitables dans les mobilités
Retrouvez ci-dessous la déclaration faite par l'UNSA à l'ouverture de la réunion :

